Arbre de Mai
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De manière générale à chaque moment important de la vie familiale ou villageoise, un arbre, ou une modeste branche plus ou moins richement décoré était planté, souvent en faveur des jeunes époux. De nos jours, dans le Sud-ouest et surtout en Périgord, les Mais qui subsistent sont ceux dressés pour honorer le nouvel élu local, le patron ou pour orner le faîtage des maisons nouvellement bâties, au moment de la fin des travaux. Ces arbres entiers, souvent des sapinettes, sont ébranchés pour ne laisser qu'un toupet de feuilles au sommet. Le tronc à mi-hauteur est dressé de rubans symboles de purification, de couronnes symboles de victoire, recouvertes de papier crépon, de drapeaux plus ou moins nombreux et d'une pancarte portant l'inscription "Honneur à notre élu", "A notre maire", "A notre patron", etc. Chaque plantation de Mai est le début de réjouissantes libations. J. Durrens (Ol Contou) Coutumes dévotieuses et magiques. Comme on l'a écrit, le paysan vit dans l'obscurantisme, la crainte, le mystère. Georges Julien, alias Georges Rocal, 50 ans curé de campagne en Périgord, soulève la responsabilité de l'Eglise à propos de ces coutumes et il pose la question "est-ce l'influence de l'Eglise qui les maintient ou qui tend à les épurer ?" A Sarlat, il existait des confréries de Pénitents bleus et de Pénitents blancs. Les marchés, les foires, les fêtes votives qui sont les fêtes de la paroisse, celle du Saint Patron que l'on appelle aussi Beaucoup de symboles se rapportent à l'alimentation : la mique représente le pain du pauvre. Celui qui n'est jamais passé à l'improviste dans une famille de paysans devant une mique ne peut pas comprendre le sens de ce plat. C'est la fête de la convivialité et du partage. Retenons aussi le symbole du "farci". Il s'agit d'une farce préparée selon la sensibilité, souvent composée de restes qui accompagne une viande. Mais c'est aussi le moyen de faire valoir dans une famille celui qui gagne le pain, qui fait vivre "Porter un tourin" une soupe, avec tout ce que cela représente est aussi le moyen d'honorer des personnes et de se retrouver pour banqueter. A Sarlat, on retiendra la fête de la Ringueta (ancien jeu de marelle) qui a lieu à Pentecôte chaque année paire, soit tous les 2 ans. C'est l'expression de jeu populaire authentique : rampeau, tir à la corde, mas de cocagne, lèche poêle, course aux œufs, etc... D'usage, la fête est accompagnée d'un banquet qui comprend au moins la soupe taillée au pain pour faire chabrol (action de mettre du vin avec le bouillon chaud resté dans l'assiette pour le boire... religieusement !), des grillons d'oie, l'enchaud (porc confit dans sa graisse), haricots à l'huile de noix et les gâteaux aux noix. |
(source : office du tourisme de Sarlat)
